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Les Organisations Interafricaines
 

LA CEDEAO

L´objectif global de la CEDEAO
L’objectif global de la CEDEAO est de promouvoir la coopération et l´intégration en vue de la création d´une union économique et monétaire pour favoriser la croissance économique et le développement de l´Afrique de l´Ouest. Pour y arriver, il est envisagé :

  • La suppression des droits de douane et des taxes d´effets équivalents ;
  • L´établissement d´un tarif extérieur commun ;
  • L´harmonisation des politiques économiques et financières ;
  • La création d´une zone monétaire.

Malgré les difficultés, la CEDEAO a acquis une crédibilité certaine comme instance de régulation politique et de maintien de la paix et la sécurité régionales.
Elle a également enregistré des progrès importants en matière de :

  • Circulation des personnes (la Côte d’Ivoire vient de ratifier le protocole de la CEDEAO sur la libre circulation et le droit d’établissement des étrangers);
  • Construction des routes régionales (inter-états);
  • Développement des liaisons de télécommunications.

C´est dans le domaine de l´intégration des marchés que les efforts de la Communauté ont été les plus frustrants. En effet, le schéma de libéralisation des échanges n´est pas encore opérationnel comme le reflète la faiblesse du commerce intra-régional qui n´est que de 11 % par rapport au commerce avec les pays-tiers. En outre, le tarif extérieur commun de la CEDEAO n´a pas encore vu le jour et les politiques économiques et financières ne sont pas harmonisées bien qu´un cadre ait été défini.
Les problemes rencontrés
Les problèmes rencontrés par la CEDEAO pour renforcer le processus d´intégration régional en Afrique de l´ouest sont nombreux. Parmi les plus importants, on peut citer :

  • L´instabilité politique et la mauvaise gouvernance qui ont marqué l´histoire de nombreux pays;
  • La faiblesse et la diversification insuffisante des économies nationales;
  • L´absence d´infrastructures fiables de routes, de télécommunications et d´énergie;
  • La volonté politique insuffisante manifestée par certains Etats membres, des mauvaises politiques économiques dans certains cas;
  • La multiplicité de nombreuses organisations d´intégration régionales qui concourent aux mêmes objectifs;
  • Le paiement irrégulier des contributions financières aux budgets des institutions;
  • La non-implication de la société civile, du secteur privé et des mouvements de masse dans le processus d´intégration, des mécanismes d´intégration défectueux dans certains cas.

Il y a des signes prometteurs qui ouvrent la voie à des meilleures perspectives. Au nombre de ces signes on peut citer :

  • L´avènement de la démocratie dans la plupart des pays de la CEDEAO et particulièrement au Nigeria qui est l´économie dominante en Afrique de l´Ouest;
  • Le désengagement progressif de l´Etat des secteurs d´activité productifs;
  • La prise de conscience du fait que le secteur privé doit être le moteur de la croissance et de l´intégration économique;
  • L´adoption de la stratégie d´accélération du processus d´intégration de la CEDEAO en vue de la création d´un marché régional unique fondé sur la libéralisation des échanges;
  • L´établissement d´un tarif extérieur commun et l´harmonisation des politiques économiques et financières.

COMMUNIQUE FINAL DU 45E SOMMET DE LA CEDEAO A ACCRA LE 10-07-2014

 

L’UEMOA
L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA ) regroupant 8 pays de l´Afrique de l´Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d´Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), a été créée voici 10 ans à Dakar, le 10 janvier 1994, à la suite de la dévaluation de 50% du franc CFA.
L’espace de l’Union compte 72 millions d’habitants, soit 30% de la population de l’Afrique de l’Ouest et couvre une superficie de 3,5 millions de km2. Selon les dernières statistiques, le PIB des pays qui la forment était évalué à environ un tiers du PIB de la sous-région, soit 28 milliards d’euros. Avant la crise déclenchée par une rébellion armée en septembre 2002, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, représentait quelque 40% du PIB et 60% des exportations de l’UEMOA, essentiellement agricoles.
L’UEMOA constitue un prolongement de l´Union monétaire (UMOA) et a pour missions et objectifs principaux:

  • L´unification des espaces économiques nationaux, pour transformer l´Union en un marché porteur et attractif pour les investisseurs, en s’appuyant sur la monnaie commune des Etats membres, le Franc CFA (Franc de la communauté financière d’Afrique.
  • La consolidation du cadre macro-économique des Etats membres, à travers l´harmonisation de leurs politiques économiques, notamment budgétaires.

Elle doit permettre une meilleure insertion de ces pays dans l’économie mondiale et ouvrir ainsi des perspectives nouvelles de développement économique et social. En sept ans, les Etats membres ont réalisé des progrès :

  • Harmonisation fiscale et douanière, du droit des affaires et du système d’information comptable des entreprises non financières;
  • Convergence des politiques économiques, espace juridique, institutions financières.

L’UEMOA s’est dotée d’une structure de gouvernance et de compétences techniques dont est loin de disposer la CEDEAO.
La mise en place du marché financier régional s’est matérialisée par le démarrage, le 18 septembre 1998, d’une Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). L’Union douanière est effective depuis le 1er janvier 2000, date de la mise en application du Tarif extérieur commun. Le 18 mai 2004, les membres de l´UEMOA, ont posé les bases du Programme Economique Régional (PER) pour la période 2004-2008. Ce programme a pour mission d´accélérer la croissance économique dans l´Union afin de réduire la pauvreté. L´objectif est d´atteindre un taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut (PIB) réel de 7% dans l´Union. Le taux était de 2,4% en moyenne sur la période 1999-2003. Afin de respecter leurs engagements, les membres de l´Union ont pris des mesures visant à renforcer la compétitivité des économies et à rationaliser l´environnement juridique. Ces mesures vont permettre l´émergence d´un pôle économique régional dynamique et l´adaptation des économies aux exigences internationales. D´autres part, le programme prévoit d´améliorer les infrastructures pour faciliter le rapprochement des états, de développer l´agriculture vivrière et les nouvelles technologies de l´information et de la communication.

LA CEN SAD
Aucun observateur attentif de la vie politique et diplomatique à Tripoli ne peut manquer de remarquer l’omniprésence d’une institution, la CEN SAD (Communauté des Etats Sahélo-Sahariens). Cette organisation dispose d’un siège imposant et d’un drapeau présent partout aux côtés du drapeau de la Grande Jamahiriya, au rang protocolaire des plus hautes autorités libyennes. La Côte d’Ivoire y ayant adhéré en 2004, il était donc impératif d’en savoir plus sur son histoire, ses structures, son fonctionnement, son poids réel en vue d’optimiser notre coopération avec cette organisation.
CREATION
A l’origine de la CEN SAD il y a l’idée algérienne de créer une organisation reprenant l’ensemble des états riverains du sahara. Cette idée a été reprise par le Colonel MAAMAR EL KADDGAFI, qui a omis d’y associer l’Algérie, pour aboutir à la création de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens le 04 février 1998, à l’issue d’une Conférence de Leaders et Chefs d’Etat tenue à Tripoli, en Grande Jamahiriya.
Le traité portant création de la communauté a été signé par le Guide libyen et les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et du Soudan.
L’objectif principal de la CEN SAD est « L’établissement d’une union économique globale basée sur une stratégie, à travers un plan de développement complémentaire avec les plans nationaux de développement des pays concernés, englobant l’investissement dans les domaines agricoles, industriels, énergétique, social et culturel ».
La République Centrafricaine et l’Etat de l’Erythrée ont adhéré au traité lors de la première Session Ordinaire de la Conférence des Leaders et Chefs d’Etat tenue à Syrte en avril 1999, tandis que le Sénégal, Djibouti et la Gambie y ont adhéré lors du sommet de Ndjamena en février 2001. La CEN SAD compte aujourd’hui 19 membres qui sont :
1- LIBYE
2- BURKINA FASO
3- MALI
4- TCHAD
5- SOUDAN
6- REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
7- ERYTHREE
8- SENEGAL
9- DJIBOUTI 10- GAMBIE
11- SOMALIE
12- EGYPTE
13- MAROC
14- TUNISIE
15- NIGER
16- NIGERIA
17- BENIN
18- TOGO
19- Côte d’Ivoire
Le GHANA, le LIBERIA et la SIERA LEONE bénéficient du statut d’observateurs.

STRUCTURES
Pour réaliser son objectif, la CEN SAD s’est dotée de cinq (5) organes qui sont :

  • La Conférence des Leaders et Chefs d’Etat ;
  • Le Conseil Exécutif ;
  • Le Secrétariat Général ;
  • La Banque Africaine pour le Développement et le Commerce ;
  • Le Conseil Economique et Social.

- LA CONFERENCE DES LEADERS ET CHEFS D’ETAT
Elle est l’autorité suprême des différents organes. Elle se réunit une fois par an alternativement dans les différentes capitales des Etats membres. Elle peut se réunir en session extraordinaire.
- LE CONSEIL EXECUTIF
Il est chargé de la préparation des programmes et plans complémentaires et l’exécution des décisions de la Conférence des Leaders et Chefs d’Etat. Il se réunit en session ordinaire tous les six mois.
- LE SECRETARIAT GENERAL
Il est le Secrétariat administratif et exécutif chargé de la gestion du travail quotidien et du suivi du fonctionnement des différents institutions de la Communauté.
- LA BANQUE AFRICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT ET LE COMMERCE
L’objet de la Banque est d’exercer toutes les activités bancaires, financières et commerciales y compris celles relatives au financement des projets de développement économique et du commerce extérieur.
- LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL
Il a pour mission d’assister les organes de la CEN SAD dans la conception et l’élaboration des politiques, des plans et programmes à caractères économique, social et culturel des pays membres. Il se réunit une fois par an en Session Ordinaire.
ACTIVITES
En cinq (5) années d’existence, la CEN SAD a connu une croissance exceptionnelle. En effet, elle est passée de 5 à 18 membres situés en Afrique du Nord, Afrique de l’Est, Afrique du Centre et en Afrique de l’Ouest. Il importe de faire le point sus ses activités réelles à ce jour. Les activités de la CEN SAD seront examinées sur les plans politique, sécuritaire, économique et social.
- POLITIQUE
Le domaine politique est celui dans lequel la CEN SAD s’est montée la plus active. Depuis sa création, la Conférence des Leaders et Chefs d’Etat s’est réunie tous les ans pour examiner les questions d’intérêt commun.

Ces réunions ont été l’occasion d’échanges et de décisions sur les questions suivantes :

  • La situation en Centrafrique ;
  • La paix au Soudan ;
  • La situation Somalie ;
  • La situation au Moyen orient ;
  • La coordination des candidatures des ressortissants des pays membres de la CEN SAD dans les différentes instances internationales.

- SECURITE
La CEN SAD a adopté à NDJAMENA le 5 février 2000 la Charte de Sécurité de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens dont l’objectif est de préserver la paix et la stabilité des Etats membres.
En son article 3, la Charte stipule : « Les Etats membres de la Communauté s’engagent à empêcher l’utilisation de leurs territoires respectifs aux fins d’activités dirigées contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’un des Etats ».
De plus, l’article 4 précise, « Les pays membres s’engagent à ne pas accorder une aide ou un soutien direct ou indirect, politique ou militaire aux éléments hostiles à un des Etats ».
Comme on peut le constater, cette Charte, dont une copie est jointe en Annexe 7, organise la solidarité sécuritaire entre les Etats membres de la CEN SAD. C’est au nom de cette Chartre que la Libye est intervenue en République Centrafricaine pour soutenir le régime du Président PATASSE.
- LA DECLARATION DE NIAMEY SUR LA PREVENTION DES CONFLITS ET LE REGLEMENT PACIFIQUE DES DIFFERENTS
Par cette déclaration, dont je joins copie en Annexe 8, les Etats « …. proclament fermement leur engagement à…… adopter et mettre en œuvre un Protocole instituant un Mécanisme de Prévention, de Gestion et de Règlement de COnflits au sein de la Communauté…. »
- ECONOMIE
La CEN SAD a crée la Banque Africaine de Développement et de commerce (BACD) et la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce BSIC).
Les deux institutions n’ont encore pas pu fonctionne parce que leur capital n’est pas entièrement libéré. Vous trouverez en Annexe 9 le procès verbal de l’assemblée Général Ordinaire de la BADC qui s’est tenue à Tripoli le 19 juin 2003.
D’une manière plus général, la CEN SAD veut créer une zone de libre Echange (ZLE CEN SAD) entre les Etats membres, comme le souligne le point n°86 du rapport de la 10e Session Ordinaire du COnseil Exécutif dont vous trouverez une copie en Annexe 10 : « le COnseil a suivi avec intérêt l’exposé fait par le Secrétaire Général de la CEN SAD et lui a recommandé de poursuivre les actions et les concertations en vue de réunir rapidement les conditions en vue de l’adoption d’un schéma et d’un Chronogramme de Libéralisation des Echanges ».

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